Accordez vous de l’importance à vos outils de travail du quotidien ? Votre souris, votre clavier, vos stylos, votre chaise… En ce qui me concerne, c’est le cas. Parmi les instruments de travail qui sont importants pour moi, le carnet a une place centrale. Il m’accompagne partout et garde la trace de presque toutes mes idées. Alors qu’écrire directement sur un appareil numérique est un réflexe de plus en plus fréquent pour la prise de notes, avoir à disposition des pages physiques reste encore une chose à laquelle je tiens.

Les critères de choix

Que ce soit pour réaliser mes croquis de travail, pour prendre des notes en rendez-vous client ou encore pour écrire mes articles quand je suis en déplacement, j’utilise un seul et même carnet. J’ai mis beaucoup de temps à trouver le carnet idéal. Il fallait qu’il réponde à tous mes critères. Je ne voulais un carnet ni trop grand, ni trop petit. Je voulais qu’il soit sobre, solide et pratique. De plus, il fallait des feuilles assez épaisses pour supporter les traits de crayons et coups de gommes de mes recherches graphiques. Ne croyez pas que c’est si facile à trouver. Il existe un choix assez large concernant les carnets de croquis (que j’utilise également pour d’autres activités), mais en ce qui concerne les fournitures de papeterie de bureau, il n’y a pas un choix si vaste que cela. Les employés de bureau n’ont pas les mêmes exigences que les designers. Nous avons besoins d’outils qui associent la sobriété d’une image professionnelle à la robustesse des outils de création. Vous pensez que le choix d’un carnet de notes est un détail ? C’est le cas. Ce sont justement les détails qui feront la différence dans votre travail. Trouver les outils qui vous apportent le confort recherché peut améliorer considérablement votre production. Essayez de passer des heures devant un ordinateur sur une simple chaise de cuisine, vous verrez de quoi je parle.

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Mon carnet

Après donc des mois de recherches, j’ai trouvé le carnet de notes qui me convient. Il s’agit d’un modèle de la marque Withelines, trouvé par hasard dans une librairie de ma ville. C’est une marque suédoise de papeterie. Tous leurs produits se basent sur un concept simple : les lignes noires distrayaient l’œil, les lignes blanches, non. Les feuilles sont donc légèrement teintées pour laisser apparaître des lignes blanches qui tranchent avec les traditionnelles lignes noires des carnets. Ce principe n’est pas la seule chose qui m’a attiré, en fait c’est le point que je mettrais en dernier. Ce que j’apprécie dans ces carnets, c’est d’abord la sobriété de leur couverture. Vous êtes-vous rendu compte à quel point c’est difficile de trouver un carnet de notes à un prix raisonnable sans avoir le logo de la marque en gros sur la couverture ? Je ne me vois pas débarquer devant un client en sortant un cahier avec un Clairefontaine géant sur la première page ! Autre avantage des Withelines, la couverture est rigide. Ce qui veut dire que le carnet se tient. Les risques que les pages se cornent dans votre sacoche (quoi, vous n’avez pas de sacoche ?) sont limités. Et enfin un dernier avantage qui pour moi est essentiel, c’est la reliure en spiral. Attention, je ne parle pas des spirales toutes molles qui se tordent à la première utilisation. Vous savez, ces spirales de mauvaise qualité dont les feuilles se détachent sans explication, et dont vous passez 20 minutes à remettre en place après avoir écartelé la ferraille de rage. Là, rien de tout cela, les carnets ont une belle spirale, épaisse et élégante, qui te permet de le replier si on manque d’espace (par exemple dans un train), sans fragiliser la reliure pour autant.

Voilà donc mon carnet idéal, il convient à mes habitudes de travail, qui ne sont certainement pas les vôtres. J’ai un rapport particulier avec mes carnets de notes, il me vient de ma pratique du dessin. J’aime le contact avec le papier. Il laisse une trace plus concrète que l’écrit numérique. Quand je finis l’un de mes carnets, je vois un livre rempli de toutes les réflexions que j’ai pu avoir à un moment donné dans mon travail. C’est une mémoire bien plus complexe qu’un album photo. C’est plus simple de revenir dessus. Et ça, permet de voir assez vite l’évolution que l’on a dans sa manière de travailler. Et vous, avez-vous des outils de travail auxquels vous attachez de l’importance ?

7 réponses

  1. Joli carnet ! J’en suis encore au stade « tâtonnement » avec les miens, j’ai plusieurs marques mais aucun ne m’a provoqué de coup de foudre… Dans quel(s) magasin(s) peut-on trouver la marque Whitelines en France ?

    1. C’est tout le problème… ces carnets sont à ma connaissance introuvables en France. J’ai acheté les derniers stocks de la librairie dont je parle dans l’article (à Saint-Étienne) mais leur fournisseur ne va pas les réapprovisionner. Et par correspondance, c’est hors de prix avec les frais de port.

  2. Effectivement, cette marque a l’air très intéressante !! J’ai aussi un carnet H24 sur moi, mais j’ai poussé le vice un peu plus loin. J’ai plusieurs carnets, réunis grâce à un accessoire de ce genre : http://www.marks-japan.eu/fr/collections/bdd/collection/7

    Une pochette, une couverture, un rangement, dieu sait quel nom lui trouver. Mais il me permet de garder 3 carnet différents dans une structure solide ( et ça aussi, c’est du luxe ), un ou deux crayons, une clé usb et quelques papiers ramassés ça et là..

    Concernant les carnets eux-mêmes, je suis resté fidèle à Moleskine depuis que je les ais rencontrés : un format à lignes pour les écrits / notes, un format blanc avec papier épais pour les croquis, et un petit format ( A7 ) pour les pensées et notes d’humour. D’ailleurs, leur gamme de crayons est plutôt intéressante également 🙂

    J’aime aussi la conservation des carnets « finis », dans ma bibliothèque : c’est assez mégalo mais garder un étage de ma bibliothèque pour archiver mes petits bouts de vie, ça me fait plaisir !

    1. Je ne connaissais pas les pochettes pour carnets. Merci pour la découverte. Moi aussi je garde mes carnets dans une bibliothèque, mais uniquement les carnets de croquis. Les carnets de travail pleins, je fini par les jeter, je ne suis pas aussi fétichiste du papier !

  3. Tiens d’ailleurs je vois que le produit n’est plus distribué, du coup je me demandais sur quel produit tu avais basculé ? (carnet à spirale rigide format A5)

  4. Le mien est un sketchbook Pink Pig acheté en Angleterre pour un prix raisonnable. Je l’utilise pour dessiner des choses au propre quand je suis sûre de bien les dessiner.

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